La reprise de l’école la semaine passée annonce la dernière ligne droite avant les vacances et le retour en Belgique. 7 mois que je suis ici et pourtant, j’ai l’impression que je suis présent dans ce pays depuis toujours.
Souvent, je repense à Charles de Foucault… à l’instar de St François, il possédait tout ce que l’homme pouvait rêver : Femme, argent, pouvoir et gloire. Pourtant, la vie lui apparaissait d’une tristesse sans nom. Sa rencontre avec la réalité et la piété musulmane fut pour lui une révélation. Le bonheur qu’il ne put trouver dans le faste, il le trouva dans la foi. La richesse qu’il ne put trouver dans l’argent, il la trouva dans la pauvreté. Sa raison de vivre qu’il ne put trouver dans la gloire, il la trouva chaque matin dans sa louage à Dieu.
L’histoire de l’Eglise regorge de ses exemples. Pourtant, l’occident recherche sans arrêt à abattre l’Eglise et son « moralisme » dérangeant. Les dernières affaires de pédophilie sont là pour nous le montrer. Au nom de la justice (de la vengeance ?), on condamne l’ensemble de l’Eglise en occultant sa vérité fondamentale. Je ne cautionne évidemment pas le moins du monde les atrocités commises par ses hommes et sans doute encore moins le silence qui a entouré ses pratiques. Cependant, s’arrêter sur cette vision de l’Eglise comme j’ai pu le lire tant de foi sur les forums de la libre où du soir me blesse profondément. L’impression que par la faute de quelques-uns, on assiste impuissant, à une nouvelle crucifixion du Christ. Jeu où la passion l’emporte sur la raison. Ca me désespère d’en arriver là car je ne peut m’empêcher de faire le lien avec ce que je vois ici sur place. Notre soi disant éducation aurait du en effet nous permettre de nous former un esprit critique. Pourtant, on réagit exactement comme les gens d’ici. Sur base d’informations tronquées tirées de journaux partisans et de ouï-dire, on fait des procès d’intension et on lapide en dehors de tout jugement objectif. Où est donc passée notre conscience ? Où est passé notre sens de l’objectivité ? Ne serait-on finalement qu’un troupeau de mouton cultivé suivant en bêêêlant les meneurs les plus forts ? Je ne peux m’empêcher de voir à quel point l’homme reste quoi qu’on puisse en penser, qu’un être influençable et faible.
Pour en revenir au sujet initial de mon post (désolé, je me suis un peu laissé emporter par mes pensées ;-)) cette semaine a été l’occasion de remettre à l’évêché mon avant-projet pour une école dans un gros village de brousse. Sur un terrain de
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