Voici 1 mois que je suis partit de Belgique. Le départ difficile de Lorraine le 15, la courte nuit pour boucler les valises et le départ en matinée vers Paris. Arrêt rue du bac: la chapelle de la médaille miraculeuse, le MEP, le dîner avec Danielle, et enfin le départ vers Orly. L'estomac qui se nouait, le coeur qui peinait: je savais que je le moment du grand départ était arrivé. On a beau ne pas tout montrer, j'aurais bien voulu rester accrocher indéfiniment à papa. Heureusement, profitant de l'excuse d'un parking à payer, je fus débarqué dare dare sur le parking des départs et n'ayant que le temps de l'embrasser je l'ai vu repartir aussitôt. Voilà qui évitait les adieux larmoyant, c'était sans doute mieux ainsi... Orly, la chanson de Brel qui m'avait tant accompagné la veille me revint à l'esprit. Cette fois-ci dans un esprit moins dramatique, je la fredonnais dans ma tête car je savais que l'aventure me tendait les bras. Les bagages, la douane, tout s'est passé si vite... Enfin, l'attente... Tuant le temps en parcourant sans cesse les halls d'embarquement, des flashes de film me revenaient en tête. Particulièrement le film de la boum (à chacun ses classiques de jeunesse ;-)) où l'on voyait la mère de Vic annuler son départ pour l'Afrique. En parcourant l'aéroport, j'avais l'impression de faire un bon de 40 ans en arrière. Ici, les bâtiments n'avaient semble t’il pas eu droit à une cure de jouvence depuis les années 60. Les profilés métalliques supportant la toiture me faisait penser à mon cours de prévention incendie. A coup sûr, le bâtiment n'était plus aux normes actuelles et aurait été recalé dès le stade de l'avant-projet. Enfin, les portes s'ouvrirent. Point de 747 comme Lorraine, mais un Airbus aux dimensions plus raisonnable. Le décollage m'a laissé que peut de souvenir: j'avais fait le plus dur, et je ne pensais plus qu'à l'arrivée.
vendredi 16 octobre 2009
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