Ca y est! J'y suis! J'ai atterri ce jeudi vers 9h heure local à Antanarivo. Dès mon arrivée, changement de décors: Pas de doute, je suis plus en europe ;-) L'aéroport ou plutôt l'aérogare se situe à environ une demi heure de la ville de Tana. L'arrivée à la capitale fut pour le moins impressionnant: imaginez plutôt: Une route zigzagant au travers d'une plaine ou se cultive à perte de vue des rizières. Ca et là, des collines semblent perdu au milieu de cette mer de riz semblent crouler sous une multitude de maisons. Seul les buttes sont peuplées, la plaine doit en effet être préservée pour permettre les cultures. Au loin, d'autres collines, toujours plus densément peuplée apparaissent jusqu'à ce qu'une muraille de maison se dresse au loin annonçant l'arrivée à Tana. Sur le bord de la ville, la foule se densifie peu à peu à l'approche de la ville. On y trouve de petit marchant de riz ou de brique en terre(fabriqué à partir de la terre récupérée au fond des rizières). D'autres marchands de bric à brac tentent également de te vendre tout et n'importe quoi. La conduite est digne des pays d'Afrique les plus bordélique: ça claxonne, ça gesticule, ça roule dans tout les sens. La route se lézarde sur les bords, pourtant on l'a regoudronné depuis moins de 5 ans.
Ca et là, on découvre des autos dont on ne soupçonnait même plus l'existance. Les deux chevaux et les 4L se taillent la part du lion. On y voit également des camions typés 60S cotoyant d'autres plus récent. A l'approche de la ville, changement de décors. Les rizières font place à de petites cabanes où s'improvise toute sorte de réparation de fortune. Tout se trie, tout se répare, tout se vends. Quelle leçon de recyclage! A l'entrée c'est au tour des garagistes en tout genre de reprendre le monopole des cahutes en bois et en taules. Ca démonte, soude, remonte. Ici, on apprends pas la mécanique sur les bancs de l'école, on fait sa formation sur le tas. Au pied des garages, un égout où coule voir stagne: huile, essence, savon et déchets. L'ordeur y est nauséeu, mais ne semble plus déranger ceux qui y vivent. L'épiscopat n'est plus loin. Au détour d'une rue, nous voilà monter une route délabrée cernée de toute part par des bâtiments en dure Rez+2. On s'arrête soudain face à une porte métallique grillagée rouge-brun. Au coup de claxon, le garde nous ouvre la porte pour nous faire entrer dans l'enceinte des bâtiments. Un ensemble de deux constructions en béton borde une cours. Au loin, un haut mur de brique ferme l'espace. D'un côté la chapelle, les bureaux et les chambres de ceux qui y vivent, de l'autre l'hotellerie pour les gens de passages. Voilà ma résidence pour la semaine à venir.
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